.:::Une histoire palestinienne- Sans recours, Le "Laisser-faire" est devenu diplomatique:::.

Cette histoire m'a été transmise par un internaute. Elle s'est déroulée au mois d'octobre et est rapportée par un témoin israélien.

« Récemment, j'ai participé à un rassemblement palestino-israélien appelé Soulha. Il y avait quelques centaines de Palestiniens et d'Israéliens à la recherche de la paix. À Soulha, j'ai rencontré Sami (j'ai changé son nom pour protéger sa vie privée), un jeune palestinien de 22 ans d'un village de Cisjordanie. Sami a travaillé dans un supermarché à Tel-Aviv au cours des 6 dernières années pour aider sa famille. Il a été très heureux de rencontrer des Israéliens qui sont intéressés par la paix. Il m'a dit qu'il a toujours su qu'il y avait de bonnes gens des deux côtés, et il a voulu les rencontrer, et les faire rencontrer à ses amis et la famille. »

« Après la rencontre à Soulha, Sami a voulu continuer ses contacts avec ses nouveaux amis israéliens, et m'a invité avec quelques autres personnes qu'il a rencontrés à la Soulha, à célébrer "l'Aïd el Fiter" (fête de fin de ramadan), à son domicile. Je ne pouvais pas y aller, parce que je partais en vacances le lendemain, mais deux Israéliens s'y sont rendus. Ils ont été reçus très chaleureusement par sa famille et d'autres personnes dans le village, et ils ont apprécié le grand festin. »

« Quelques heures après et alors qu'ils étaient encore là, Sami a reçu un appel sur son portable, d'un homme qui s'est identifié comme un policier palestinien, qui lui a dit de mettre les Israéliens hors du village, car il leur est interdit par la législation israélienne, d'être là. »

« Quelques minutes après, Smadar, une Israélienne, a reçu un appel sur son portable, d'un homme parlant l'hébreu, qui s'est identifié comme Shabak (services secrets) et lui a dit qu'ils doivent quitter cet endroit. Alors, mes amis ont pris leur voiture et, ensemble, avec Sami, sont allés au plus proche point de contrôle. »

« Au point de contrôle tous les trois ont été arrêtés, et emmenés à l'interrogatoire à la police d'Ariel. Là, ils ont été séparés. Les Israéliens ont été interrogés pendant quelques heures, après quoi ils ont été renvoyés chez eux par le bus (alors que leur voiture a été confisquée pendant une semaine, à titre de punition). »

« Sami, pour sa part, a été transféré à un interrogatoire Shabak, où il a été accusé de chercher à "kidnapper les deux Israéliens pour les emmener à Gaza". A ce point l'histoire devient vraiment kafkaïenne : Sami a été mis en isolement pendant 12 jours, au cours desquels il a été interrogé à plusieurs reprises toutes les quelques heures. Il a été attaché dans sa petite cellule de 2 mètres sur 2, tous le temps, ce qui l'a paniqué, et l'a empêché de respirer correctement. Au cours des interrogatoires, il a été battu (il me dit qu'il souffre quand il respire profondément, peut-être une côte est cassée), et a été brûlé avec des cigarettes sur les différentes parties de son corps. Après quelques jours, il a fait une hémorragie. Il a été emmené à un médecin, qui l'a "nettoyé" et l'a renvoyé à sa cellule, où la torture a continué. »

« Pendant tout ce temps, Sami a refusé d'admettre qu'il était un terroriste, et a refusé d'accepter de devenir un collaborateur (ce qui lui a été proposé et aurait entraîné sa libération immédiate). Il a également été forcé à signer de nombreux documents en hébreu, il ne sait pas de quoi il s'agissait, car il ne sait pas lire l'hébreu. »


« Après 12 jours de torture, pendant lesquels il a été menacé, battu et humilié, les interrogateurs ont finalement admis qu'il n'était pas un terroriste, et il a été conduit devant un juge militaire et on l'a accusé d'avoir "tenté d'entrer illégalement en Israël". Il a été transféré dans une prison (où il a rencontré Marwan Barghouti), et quelques jours après ça, il a été envoyé chez lui avec un "présent" : une période de deux ans de probation. S'l est arrêté de nouveau en Israël au cours de ces deux années, il ira automatiquement en prison. Cela signifie bien entendu qu'il perd son travail et qu'il ne pourra plus soutenir sa famille. »

« Pendant tout ce temps, son amie israélienne, Smadar, a essayé de prendre contact avec lui, de savoir où il se trouvait, mais elle n'a reçu aucune information de la part des autorités, et elle ne savait pas vers qui se tourner. »

« Sami m'a appelé deux jours après cette épreuve. Sa voix était brisée, mais pas son esprit. Je suis en train de faire ce que je peux pour l'aider. J'ai écrit un rapport de ce que lui et son amie israélienne m'ont raconté, et de ce qui s'est passé, de l'envoyer à un ami avocat à moi, qui à son tour nous a dirigé vers le Comité contre la torture. Je ne sais pas encore si cela nous conduira quelque part. (J'espère qu'il peut engager quelque chose pour obtenir aussi de quoi couvrir ses frais médicaux ainsi que lui fournir un certains revenu, et même, peut-être, lui permettre d'aller à l'école. Mais cela coûterait beaucoup d'argent). »


PS Le jeune homme ayant subi des pressions, il a renoncé à engager des poursuites.

Source : Alain Gresh du Monde Diplomatique


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# Posté le dimanche 16 novembre 2008 06:01

.::Irrécupérable::.

L'amour est mort et j'garde ma tête d'enterrement,
Mon regard marque tant d'errements, 19 ans et déjà çu tellement...
Comment être autrement ? gars blasé et amorphe,
Le pire vient soudainement, lassé d'cedain qu'les gens m'offrent,
Entre ces pleurs à la morgue aux urs éternellement veufs,
La vie j'la vois mauve, une raison d'vivre v'là c'que les gens veulent,
J'ai pas de javel pour ma sale mine aux airs nonchalants,
Me raconte pas ton bonheur non... je ne parle pas sa langue !
Entends mes silences, c'est la mélodie de mon état d'âme,
Train de vie lamentable, le spleen annihile votre méthadone...
Même les drames sont monotones, y'a rien qui m'passionne,
Les artifices me bassinent, en somme seules les sales passades me fonnent...
Puis m'assomment, l'indifférence foisonne j'suis dépité,
Trop d'souvenirs effrités, j'en ai gros sur l'c½ur tout en m'sentant vidé,
Le malaise de l'intimi trouve dans l'sourire un déguisement,
On s'ment à épuisement, tous soulés, on crée sa propre cellule de dégrisement.

. . .

# Posté le lundi 10 novembre 2008 08:32

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 08:36

.::Que justice soit faite::.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 10:53

.::Hommage à Victor Jara::.

.::Hommage à Victor Jara::.
La mort de Victor Jara illustre la barbarie des militaires chiliens. Au début des années 70, Victor Jara était un chanteur et guitariste très populaire. Non seulement en raison de sa musique, mais aussi parce qu'il chantait l'espoir socialiste de tout un peuple de se libérer de ses chaînes. Arrêté par les militaires quelques jours après le 11 septembre 1973 et il fut traîné au stade national, là où on entassait les prisonniers dans les tribunes avant de les torturer et d'en assassiner bon nombre. Un officier fit conduire Victor Jara au milieu du terrain de football et amena une table. Victor Jara fut obligé de poser ses mains de guitariste sur la table. A coups de hache l'officier lui sectionna les doigts des deux mains et lui jeta: «Qu'attends-tu pour chanter?» Se tournant vers les tribunes où étaient massés les prisonniers, Victor Jara brandit ses moignons ensanglantés et entama l'hymne de l'Unité populaire, repris en choeur par les détenus. Il fut abattu d'une rafale et les militaires mitraillèrent la foule des détenus afin de faire taire les chants de lutte.

Documentaire en espagnol sur la fin de Victor Jara

"Pinochet noyait dans le sang les travailleurs chiliens"

Plus d'informations sur ce martyr digne chilien...

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 17:39

.::Tchad, Darfour, Congo, Palestine...l'humiliation et l'indifférence s'éternisent::.

.::Tchad, Darfour, Congo, Palestine...l'humiliation et l'indifférence s'éternisent::.
Le rapporteur spécial des Nations Unies pour les Droits de l'Homme (Droits Humains), Richard Falk, n'a pas eu à forcer le trait dans son rapport publié cette semaine. En rendant compte de ce qui se passe aujourd'hui à Gaza et en Cisjordanie, il conclut que le gouvernement israélien viole les Conventions de Genève et soumet Gaza a un état de siège effectif et terrible. Les checkpoints et les interventions sécuritaires se multiplient en Cisjordanie alors que le nombre d'autorisations de construire octroyées aux colonies de peuplement s'est multiplié par trois depuis les « accords » d'Annapolis qui stipulaient pourtant qu'il fallait que l'expansion de ces dernières cesse.

Plus de 800 morts à Gaza dont une centaine d'enfants, des exécutions ciblées, et sommaires, un blocus qui affame une population entière...après que les autorités israéliennes aient « promis » de lever le siège, de permettre l'assistance humanitaire et de mettre un terme à la politique de peuplement. Qu'y a-t-il ne nouveau au fond ? Rien, toujours les mêmes mensonges, toujours la même hypocrisie, toujours la même stratégie : gagner du temps, tromper les instances internationales et l'opinion publique, opprimer un peuple pour le forcer à l'étouffement, à l'abandon et enfin à la reddition.

La stratégie israélienne a partiellement réussi sur un point ce faisant. Transformer la question palestinienne en question « humanitaire ». Il faudrait donc « assister » le peuple affamé (dont la situation n'aurait pour cause que ses « dirigeants extrémistes et terroristes »), lui offrir le pain, le maintenir en état de survie. Les inondations d'hier confortent cette idée qu'il s'agirait, pour les Palestiniens, de se voir offrir une « compassion internationale » pour un peuple faisant face à « une catastrophe humanitaire » multiforme.

Quel mensonge. Quelle hypocrisie... qui permet, au demeurant, de faire croire que sur le plan politique, on aurait affaire à deux adversaires également responsables, également coupables. Le souci « humanitaire » légitime permet ainsi une neutralité politique illégitime, et surtout lâche de la part de la communauté internationale. Car enfin l'oppression continue, la mort des innocents, le déni de droits, les exécutions, les humiliations...l'occupation au jour le jour de la Cisjordanie et le siège féroce et inhumain de Gaza.

Et pourtant, la stratégie globale est vouée à l'échec. Le peuple palestinien ne plie pas, ne disparaît pas et les consciences qui s'éveillent se répandent à travers le monde. 73%¨des Européens soutenaient Israël au début des années soixante-dix... 67% soutiennent désormais les Palestiniens. Une inversion. On ne peut pas mentir indéfiniment. L'Histoire parle et parlera. Sur le terrain, la politique israélienne est en train de mettre un terme, dans les faits, à une possible solution de deux Etats. Bientôt, il faudra regarder la réalité en face, celle qu'un grand nombre parmi nous a défendue depuis tant d'années : un Etat, un Etat de droit, avec une citoyenneté égalitaire pour tous, juifs, chrétiens, musulmans ou autres et la vraie transparence démographique et démocratique...

Pour l'heure, les voix dans l'Histoire doivent rappeler le sens de l'Histoire et de la dignité des femmes, des hommes et des enfants. La défense des droits de la Palestine et des Palestiniens est un impératif moral, un ordre de la conscience, une condition de la dignité. Notre engagement et notre soutien, dans nos c½urs et nos esprits, ne doivent pas se traduire comme des actes de charité mais des revendications de justice. Il n'est pas question de s'agenouiller pour réconforter le mendiant, ses besoins et ses larmes mais de se lever pour confronter politiquement l'oppresseur, ses mensonges et ses armes.

Tariq Ramadan


"Les Israéliens aiment beaucoup se déguiser... notamment en Palestiniens... et c'est souvent très ressemblant. A s'y méprendre, comme Abu Daas, 70 ans, qui en est mort. Cela s'est passé aujourd'hui, près de Jénine. Nadia raconte.

"L'habit ne fait pas le moine....

Il est environ 4h du matin lorsque Abu Daas, un vieil homme du village de El Yamoun (village à environ 6 kms de Jénine) entend du bruit venant de l'extérieur.
Il faut dire que pour Abu Daas, sa ferme c'est son gagne pain, il y élève des moutons, des poules.. il dort dans une espèce de cabane non loin de celle des moutons et il n'aimerait pas qu'on les lui vole.
Il jette un coup d'oeil par la fenêtre et voit quelques personnes rôdant autour de sa ferme. Il a peur de se faire voler son troupeau, il ouvre donc la fenêtre, prend sa carabine et tire en l'air pour faire peur aux rôdeurs et les faire fuir.
Malheureusement pour Abu Daas, ce ne sont pas de simples rôdeurs, mais des soldats israéliens habillés en Palestiniens. Ils l'abattent sur le champ.

Abu Daas est mort, il avait dans les 70 ans.
Il pensait que ces "rôdeurs" allaient lui voler ses moutons mais c'est sa vie qu'ils ont volée. "


Nadia, Jénine le 29/10/2008, CAPJPO-EuroPalestine

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 10:24